PARTENAIRES – CAMPAGNE GENERALE
www.planetemer.org
Planète Mer est une association qui agit dans l’intérêt du public.
Elle a pour objectif « la préservation de la vie marine et des activités humaines qui en dépendent ». Planète Mer concentre son travail sur la nécessité de protéger les écosystèmes marins, de veiller à ce qu’ils fonctionnent correctement et, en même temps, de permettre aux activités humaines qui exploitent ces écosystèmes de se développer.
L’action de Planète Mer implique un double centrage sur le soutien du public d’une part, et sur sa représentation au sein de l’Union européenne, d’autre part. Cette démarche signifie, par exemple, trouver des solutions pratiques, utiles et applicables pour les pêcheurs respectant la Politique commune de la Pêche, qui est décidée à Bruxelles. Nous sommes persuadés que l’avenir du secteur de la pêche sera déterminé sur le terrain. Notre action repose donc sur des projets pilotes pouvant être reproduits au besoin.
La pêche constitue donc une zone de priorité pour notre travail :
- Avec l’entreprise de pêche française Norway Lobster Fishery dans le Golfe de Gascogne (environ 250 bateaux de pêche). Planète Mer a entériné un accord formel sur un programme d’action d’amélioration avec l’AGLIA (Association du Grand Littoral Atlantique, qui comprend les 4 Régions françaises situées sur la côte atlantique). Ce programme a pour objectif de mettre à profit le travail déjà entrepris par les pêcheurs, et plus particulièrement :
(1) l’amélioration de la sélectivité des engins de pêche,
(2) la diminution du taux de mortalité des captures accessoires jetées par-dessus bord, et
(3) l’évaluation de nouvelles méthodes de pêche, telles que la pêche au casier, de manière à jeter des bases plus durables pour la pêche à l’avenir.
Ce programme d’amélioration a commencé en 2009 et durera jusque 2011. Planète Mer fournit un soutien financier, participe à des comités techniques et élabore les documents visant à communiquer sur ce processus d’amélioration. - Dans le contexte du Grenelle de la Mer et de sa mise en application, une nouvelle approche de gestion autonome des entreprises de pêche appelée UEGC (Unités d’Exploitation et de Gestion concertées) doit être testée dans 6 entreprises de pêche pilotes. Planète Mer soutient cette approche et a l’intention de contribuer de manière significative à la mise en place de cette stratégie.
- En soutien au projet Mr Goodfish, qui, à l’origine, a été lancé par Nausicaa et qui est mis en place par 3 aquariums européens majeurs, Planète Mer apporte son expertise à cette initiative utile et constructive et s’est engagé en tant que partenaire.
Nous soutenons également la pêche côtière à petite échelle dans les zones tropicales grâce à la restauration des sites naturels. A la fin du mois de mars, nous aurons, par exemple, commencé à réhabiliter 600 hectares de forêts de mangrove dans le nord-est de l’île thaïlandaise de Phuket. Les forêts de mangrove sont d’importants centres de biodiversité, constituent une barrière aux tempêtes tropicales et agissent également en tant que filtres mécaniques et biologiques. Les mangroves abritent en outre une grande quantité de ressources pour la production de nourriture dans les communautés locales.
Leur restauration constitue donc la mission principale de Planète Mer. Par ailleurs, il a été reconnu que les mangroves jouaient le rôle de puits de carbone, ce qui rend leur réhabilitation encore plus importante. De plus, il est possible de quantifier leur capacité d’absorption. Le replantage de 450 hectares, sur les 600 hectares qui seront restaurés, permet d’absorber l’équivalent des émissions de carbone annuelles de 1 000 Européens.
Des campagnes de sensibilisation sont actuellement examinées.
Planète Mer est également l’un des partenaires du film Océans produit par Jacques Perrin et Jacques Cluzaud.
Programme marin mondial
L’UICN, Union internationale pour la Conservation de la Nature, aide le monde à trouver des solutions pragmatiques aux défis de l’environnement et du développement les plus pressants.
L’UICN travaille sur la biodiversité, le changement climatique, l’énergie, les moyens de subsistance des êtres humains, mais œuvre également pour que l’économie mondiale soit plus respectueuse de l’environnement. Pour ce faire, elle soutient la recherche scientifique, gère des projets de terrain dans le monde entier et réunit gouvernements, ONG, organismes des Nations Unies et sociétés pour élaborer des politiques, des lois et de meilleures pratiques.
L’UICN est l’organisation environnementale la plus ancienne et la plus importante dans le monde et rassemble plus de 1 000 gouvernements et ONG, ainsi que près de 11 000 experts bénévoles répartis dans quelque 160 pays. Le travail de l’UICN repose sur un secrétariat de plus 1 000 professionnels dans 60 bureaux et des centaines de partenaires du secteur public et privé et des ONG du monde entier.
Le Programme marin mondial (GMP) de l’UICN est un programme thématique dont le siège principal est situé en Suisse mais qui emploie des membres de nombreux bureaux de l’UICN dans le monde http://www.iucn.org/about/work/programmes/marine/marine_contacts/)
Il travaille en étroite collaboration avec la Commission de Sauvegarde des Espèces (SSC) et la Commission mondiale des Aires protégées pour aider à mettre en place la mission que s’est fixée l’UICN en termes de conservation et d’utilisation durable des ressources marines.
Le travail du GMP relève de huit vastes thématiques : Adaptation au changement climatique et atténuation de ses effets ; Conservation des espèces marines menacées ; Energie et Industrie ;
Pêcheries et Aquaculture ; Gestion des espèces marines invasives ; Aires marines protégées (MPA);
Gouvernance des Océans ; Sécurisation des moyens de subsistance des populations côtières.
Le GMP travaille étroitement avec le secteur privé, plus particulièrement avec Sakhalin Energy sur l’atténuation de l’impact des opérations d’exploitation du pétrole et du gaz au large de l’île de Sakhaline, avec Yemen LNG qui suit les recommandations du GMP en tant qu’expert concernant son projet de biodiversité et ses activités de surveillance, et avec E.ON pour l’élaboration d’un guide sur la gestion des risques et les opportunités offertes par les énergies renouvelables au large.
Le GMP reconnaît également l’importance d’approfondir les connaissances sur les écosystèmes marins comme moyen de favoriser leur protection. A cet effet, le GMP a commencé à mettre en place un projet d’Installation environnementale mondiale (GEF) pour mieux comprendre l’écologie des monts sous-marins dans le sud de l’Océan Indien et utiliser les résultats obtenus pour améliorer la gestion des pêcheries dans cette région. Grâce à des fonds allemands, le GMP a également mis sur pied une Initiative pour la Biodiversité de l’Océan mondial pour que des critères scientifiques soient utilisés pour identifier les zones de haute mer ayant un besoin urgent de protection. Pour en savoir plus sur le Programme marin mondial :
http://www.iucn.org/marine
